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View Ce photographe suisse se garde bien de nous dire s'il s'agit de villages serbes détruits par les bosniaques, de villas croates brûlées par les serbes ou de maisons bosniaques incendiées par les serbes, les croates ou de simples bandits..... Peu importe, car au fond ce qu'il désire, c'est délivrer un constat "objectif" sur les malheurs de la guerre en dehors de tout sensationnel et de toutes mise en scène. Ce photographe qui avait déjà figuré l'année passée dans la sélection faite par Gilles Mora (avec une série consacrée à Oradour sur Glane) joue sur le contraste entre des images parfaites (obtenue grâce à "un boîtier télémétrique argentique dont la qualité optique est remarquable" dit-il) somptueusement tirées sur de beaux papiers et un sujet évidement troublant. Il joue ainsi au maximum sur l'effet d'attirance-répulsion qu'exerce toute image de guerre sans pour autant négliger l'attrait pittoresque du vieux culte des ruines. On peut trouver le procédé douteux mais il n'en est pas moins remarquablement efficace. Alain Sayag, conseiller artistique 2007 de la Fondation HSBC pour la Photographie. |
Oradour sur Glane On peut toujours se dire qu'on a affaire à un devoir de mémoire, nouvelle forme conventionnelle de la culpabilité collective, le travail présenté ici par C. W. Marsens, photographe suisse, dérange en bien des façons. Rien de l'horreur de cet épisode tragique de la dernière guerre ne transpire ici directement. Les exactions de la division blindée SS "Das Reich" ne figureno pas explicitement sur ses images, comme dans une mauvaise "fiction-document" télévisuelle. Ici, la force de la photographie, c'est son silence et la sobriété de la présentation des ruines du décors où s'est joué le drame. Le village, réduit en cendres, a été conservé sous sa forme de ruine. Le photographe n'a plus alors qu'à enregistrer celles-ci, hors de toute mise en scène, de toute dramatisation surajoutée. Le parti pris de certaines images basculées rend perceptible, cependant, le point de vue subjectif de celui qui prend l'image, et manifeste clairement sa déambulation angoissée dans un tel champ de misères. Il existe ainsi des photographies réalisées, à la fin de la guerre, dans les villes allemandes dévastées par les bombardements alliés. Trop concomitantes avec l'événement, elles n'ont pas la solennité crépusculaire des images réunies dans ce dossier. Le remarquable équilibre tonal de l'ensemble des photographies, leur confère une véritable homogénéité de vision. Mais ce travail questionne aussi justement la société de spectacle, qui transforme aussi l'horreur en lieu de visite, banalise ce parcours, en fait un objet esthétique ambugu. Gilles Mora, conseiller artistique 2006 de la Fondation HSBC pour la Photographie. |
Photographies de la barbarie. jusqu'au 29 octobre 2005 Samedi 10 juin 1944, entre 14h00 et 17h00, la folie des hommes prend la forme de la division SS « Das Reich » et se déchaîne sur le petit village d’Oradour-sur-Glane. Quelques trois heures de feu et de sang suffiront à la division SS pour anéantir le village limousin, le réduisant en cendres. Quelques trois heures il y a de cela plus de cinquante ans. Trois heures de folie qui laisseront derrière elles 642 habitants sans vie. Des hommes, des femmes et des enfants dont moins de 10% pourront être identifiés. La barbarie a figé le village dans le temps. Les maisons n’ont pas été reconstruites. On n’a pas voulu camoufler les traces indélébiles du massacre de ce 10 juin 1944. Dès lors, Oradour est un lieu de mémoire que seul le temps, l’érosion et la végétation ont modifié. Des photographies d’Oradour, il en existe des milliers. Le village accueille un nombre de touristes important et est devenu – ce qui n’est pas une critique – une sorte de parc d’attraction de la mémoire. Aussi, livrer un travail photographique à l’appréciation du public comporte des risques tant il y a eu d’images d’Oradour-sur-Glane. Au travers d’une quinzaine de tirages noir-blanc, Cédric W. Marsens, nous invite à partager sa vision de l’horreur et nous offre à voir, au-delà des carcasses rongées des Citroën Traction et des ruines au milieu desquelles la végétation a repris ses aises, le témoignage brutal de ce qu’il reste de trois heures de massacre d’un samedi de juin 1944. Un témoignage que la qualité du travail de Cédric W. Marsens rend terriblement plausible et proche de nous. Au fil des planches, on glisse de l’attraction d’un travail techniquement parfaitement maîtrisé à une horreur incroyablement présente, presque oppressante. Un œil indéniable qu’une sensibilité exacerbée vient appuyer pour nous faire vivre, au travers de la tragédie d’Oradour, la folie de toutes les exactions guerrières lointaines ou plus récentes. On ressort de la petite galerie séduit par le travail de Cédric W. Marsens et bouleversé par la démarche – réussie - que constitue « Oradour » : une quinzaine de photos à l’esthétique affirmée, suspendues au fil de la folie des hommes … comme un rappel. Serge Fontannaz in Le Vilain Petit Canard, septembre 2005. |
Photos Pour inaugurer la Galerie éponyme qu'il vient d'ouvrir au 23 rue de Bourg, à Chexbres, Cédric W. Marsens y expose une quinzaine de photos qu'il a réalisées à Oradour-sur-Glane. Ce village limousin anéantit et réduit en cendres le 10 juin 1944 par la division SS "Das Reich" a été laissé en l'état, en hommage aux 642 habitants massacrés dans l'opération. Jusqu'au 29 octobre. in Le Régionnal n° 290 du jeudi-vendredi 8-9 septembre 2005, p. 9. |
La Galerie C. W. Marsens, espace artistique multiforme EXPOSITIONS. Sur la porte, une affichette indique "Entrée libre". "Il faut encourager les gens à entrer", explique le galeriste Cédric Marsens. Une fois le seuil franchi, c'est un petit espace, aux murs noirs et blancs, éclairés par un lustre ancien qui s'offre aux visiteurs. Il s'agit d'une galerie de photographie inaugurée il y a presqu'une année déjà, le 22 mars 2002, par Cédric Marsens, artiste peintre, photographe et plasticien de formation. Un espace d'échange et pourquoi pas de discussion. Un lieu de rencontre pour les passionnés de photographie, d'arts plastiques et pour les non-avertis. On y viendra volontiers admirer des images très différentes d'une exposition à l'autre, s'évader un instant en quelques minutes. Des artistes de toute l'Europe y exposent leurs œuvres, ainsi que des Suisses. Cédric Marsens expose également certains de ses travaux. Après "Umbrellas" de Charles Weber - des images étonnantes -, c'est au tour de l'artiste français Xavier Damon de montrer son art, dès le 28 mars. Mais cet endroit cosy a plus d'un tour dans son sac. Ceux qui auront envie de passer commande pour un événement, tels un mariage, un baptême ou encore pour se faire tirer le portrait, pas de problèmes. C'est un travail soigné qui sera présenté selon les désirs exprimés. Même si la maison adopte les nouvelles technologies - comme la photographie digitale -, le travail en labo a encore la cote. Le reportage photographique est également une spécialité du lieu. Un autre atout : la possibilité est donnée, ici, de mettre la main à la pâte. Des cours pour enfants et adultes, de photographie artistique, de dessin, de peinture, de sculpture, de graphisme, de vidéo, de modelage et d'histoire de l'art sont donnés par le galeriste lui-même. Soit en groupe ou individuellement. Dan. S. in 24 Heures du 24 mars 2003. |
Photographie argentique et numérique : expo parallèle à Bex et Lausanne Deux galeries pour le Lausannois Cédric W. Marsens Les galeries "Art pour tous" à Bex et "C. W. Marsens" à Lausanne présentent, du 22 mars au 20 avril, une exposition du photographe lausannois Cédric W. Marsens. Une expo réalisée sur deux sites en deux parties complémentaires. Récement créées, ces deux nouvelles galeries viennent de s'installer. La première à Bex, ruelle du Marché 5, la seconde à Lausanne, avenue Fantaisie 2. Si la galerie "Art pour tous" vise à promouvoir de nouveaux talents dans les domaines des arts plastiques et des arts décoratifs, la galerie "C. W. Marsens" sera principallement axée sur la photographie. Pour leur inauguration, les deux galeries ont choisi de présenter simultanément deux aspects complémentaires du travail du photographique de Cédric W. Marsens. La partie bellerine de l'exposition compte une quinzaine de photos - en tirage numérique - inspirées par les éléments : l'eau, la pierre et la nature. L'artiste les a réalisés notamment à Venise et dans le sud de la France. La partie lausannoise met l'accent sur la recherche plastique avec des clichés tendant à l'abstraction. Au total une quinzaine de pièces en tirage argentiqwue. Peintre et photographe, Cédric W. Marsens a réalisé en 2000 deux expositions de peinture à Lutry et Genève. Il a par ailleurs publié en 1997 un recueil de poèmes, "Etats Noirs" aux éditions Atelier Vivant à Genève et prévoit de publier prochainement un second ouvrage intitulé "Trésors". La galerie "Art pour tous" à Bex est ouverte du lundi au vendredi de 9 h à 11 h et de 13 h 30 à 18 h (mercredi après-midi fermé), le samedi de 9 h à 17 h. La galerie "C. W. Marsens" du lundi au vendredi de 11 h à 19 h, le samedi de 11 h à 17 h. in La Presse Riviera Chablais du mercredi 20 mars 2002. |
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